Le baiser

La fameuse œuvre de Rodin, Le baiser, restait oubliée pendant des années dans une écurie de Lewes avant d’être redécouverte et transportée au musée d’art Tate à Londres.  En 2000 la ville de Lewes l’a empruntée au Tate pour son exposition Rodin 2000.  On l'exposait dans la Mairie ainsi que d’autres pièces prêtées par le Tate et par le musée Rodin de Paris.

Le baiser de John Ham se veut une réponse moderne à cette initiative.

Cette sculpture avait dès son début été destinée pour être exposée dans le jardin du Château de Lewes, car sa taille importante peut tenir bon dans un tel milieu.  Les figures ont un caractère médiéval, inspiré moitié par la ville de Lewes elle-même, moitié peut-être par l’événement le plus significatif de sa longue histoire, la bataille de Lewes (1264). 

Le vide entre les deux formes est aussi très significatif – elles ne sont pas enlacées, elles ne se touchent point – néanmoins l’écho des deux côtés qui se font face et se reflètent laisse supposer une grande intimité. La pièce est haute de 4 mètres et construite d’acier épais de 10mm, soudé principalement à l’intérieur pour créer des lignes nettes et tranchantes.  Les surfaces extérieures présentent un effet de rouille, tandis que les finitions polies de l’intérieur ont un caractère à la fois réfléchi et terne.  La construction de la pièce s’est réalisée avec la collaboration de Paul Myles de Lewes dans les ateliers de Graham Wood Structural Ltd de Lancing, West Sussex, où l’on suivait des plans méticuleusement dessinés à partir des maquettes.

Depuis l’exposition Rodin 2000 la pièce a été exposée dans les jardins du Château-Musée de Dieppe et au Château de Bosmelet en Normandie, où elle est encore résidente.

Dimensions 2700mm x 3600mm x 914mm

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